Mardi, Mai 11, 2010
Tentative réprimée d'autoréduction au Monoprix de Rennes colombia le 11 mai
Aujourd'hui, une quarantaine de chômeurs et précaires en lutte se sont rendus au Monoprix Colombia au centre ville de Rennes vers 11h30 afin de faire une autoréduction négociée. Après avoir remplis des paniers de victuailles ils se sont rendus aux caisses qu'ils ont bloquées. Pendant ce temps, quelques uns d'entre eux exigeaient une négociation immédiate avec la direction du magasin. Le directeur a refusé toute négociation et a appelé aussitôt la police. Celle ci fut sur place dans les 5 minutes puisque les RG étaient déjà présent sur les lieux.
Les quelques clients présents ainsi que les salariés de la grande surface ont fait part d'une certaine sympathie à l'égard du mouvement de grève et de l'action.
Un petit moment de flottement a permis aux flics d'interpeller, en sortie de caisse, une personne malgré une tentative de désarrestation peut être pas suffisamment déterminé.
Ils l'ont ensuite trainé dans la galerie marchande, distribuant coups de matraques à tout va sous les huées de la foule rassemblée.
A l'heure actuelle on ne sait pas si il a été libéré.
RDV tous les jours, 10H et 18H, place du parlement à Rennes.
ci-joint le tract distribué aux clients et aux salariés lors de l'action.
Vendredi, Mai 07, 2010
Aux conseillers de Pôle EMPLOI
Vous n’êtes pas sans savoir que depuis lundi 3 mai, plusieurs dizaines de précaires ont commencé une « grève des chômeurs » à Rennes, mouvement relayé dans un certain nombre de villes, telles que Paris, Montreuil, Brest, Caen, Nantes, Tours… La plupart des agences de Rennes, jusqu’aux directions, ont vu un certain nombre d’entre nous « envahir » leurs locaux.
Vous le savez également : nous n’agissons pas contre vous. En 2008 et 2009, nous sommes venus à trois reprises marquer notre soutien à vos journées de grève contre la manière dont s’est opérée la fusion, et faire nôtres toutes vos revendications. Jamais nous n’avons manifesté vis-à-vis des conseillers la moindre agressivité, même si la morgue de vos directions peut difficilement susciter, vous en conviendrez, autre chose que de l’hostilité. (Suite)
Grève des chômeurs et précaires compte rendu du 6 mai
Après le refus du 5 mai de pouvoir rencontrer les agents des différents Pôles Emploi de Rennes, notre première action a porté vers Crit Intérim. Une réunion devait s'y tenir. Une trentaine de chômeurs étaient conviés afin de participer à une réunion sous traité par Pôle Emploi dans le cadre de la mise en place de " Trajectoire Emploi ".
Nous sommes donc entrés dans les locaux et avons interrompu le début de la réunion en expliquant plusieurs points : l'absence à cette convocation ne pouvait se traduire par une radiation par le motif de grève des chômeurs, explication aussi que la sous traitance du pôle emploi avait un coût (Question d'ailleurs à laquelle nous n'avons pu avoir de montant, nous demandant d'en référer à la Direction Régionale) plusieurs personnes se sont exprimés pour dire l'inutilité qu'ils trouvaient à ces convocations et le fait qu'il était radié s'il ne s'y présentait pas ... . Des personnes se sont exprimées dans la salle, protestant contre l'inefficacité de telle réunion.
Compte rendu du 5 mai de la grève des chômeurs et précaires à Rennes
Après une journée à la direction régionale le 4 mai où nous avons pu arracher quelques concessions, nous sommes allés voir si les directives étaient bien mises en place dans les agences.
Nous avons pu constater que les directeurs d'agences étaient effrayés par notre présence. Pas de problèmes pour les panneaux d'affichage, le courrier attestant de la possibilité de certifier une absence à rendez-vous pour participation à la grève des chômeurs et précaires a bien été transmis. Reste à voir la mise en application. (Suite)
Mercredi, Mai 05, 2010
Occupation de la direction régionale de Pôle emploi le 4 Mai à Rennes
Le collectif du 3 mai de Rennes composé de chômeurs et de précaires a poursuivi la grève des chômeurs et précaires ce mardi 4 mai.
40 personnes se sont retrouvés à 10h place du parlement.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers la direction régionale de pôle emploi.
Une occupation a démarrée. Une liste de revendication a été rédigée et transmise à la directrice régionale.
Au bout d’une journée entière d’occupation et de "négociation", la direction régionale a refusé d’accéder à la plupart de nos revendications. Nous avons quand même obtenu quelques chiffres sur les radiations (mais pas le coût des prestations des sous-traitants privés ni la liste de ceux-ci, sujets tabous semble-t-il !...), un bout de panneau d’affichage sous réserve d’être admis dans leurs opaques "comités de liaisons"...Et, plus important, nous avons obtenu un document signé par la direction régionale signifiant que l’absence à rendez-vous pour cause d’action liée au mouvement des chômeurs était un motif valable d’absence à convocation du 3 au 7 mai 2010, ce qui constitue un début de reconnaissance du droit de grève pour les chômeurs.
Rendez vous tous les jours à Rennes, place du parlement, à 10H et à 18H, pour continuer le mouvement !
(Suite)Dimanche, Mai 02, 2010
Samedi, Mai 01, 2010
Pourquoi une grève des chômeurs et précaires ?
On en a marre de payer la « crise » !
→ explosion du chômage : 2 millions 700 000 chômeurs officiels, près de 6 millions en réalité, 600 000 nouveaux chômeurs depuis 2 ans
→ 2/3 des offres de Pôle Emploi sont des emplois précaires
→ fonctionnement catastrophique de Pôle Emploi : plate forme téléphonique 3949 déshumanisée, retards de paiement, perte de dossiers…
→ politique de radiation et de contrôle des chômeurs : suivi mensuel obligatoire oppressant et stérile, obligation d’obéir au doigt et à l’œil aux prescriptions de Pôle Emploi et à ses sous-traitants.
La
grève des chômeurs et précaires,
ça serait quoi ?
→ d’abord se retrouver pour rompre l’isolement. Collectivement, nous pouvons résister à cette machine à broyer.
→ s’organiser pour imposer aux institutions l’arrêt des radiations, afin d’empêcher que quiconque se retrouve sans revenu.
→ affirmer qu’on n’a pas à faire sans arrêt les preuves de notre bonne volonté, qu’on n’est pas responsables du chômage, qu’on en a marre d’être tout le temps évalués, dévalorisés, suspectés, culpabilisés…
→ affirmer que nous préférerions des formes coopératives, égalitaires, écologiques d’activité, où nous puissions nous impliquer durablement, plutôt que des petits boulots alimentaires plus ou moins dénués de sens, mal payés, sous les ordres d’un petit chef. On ne veut plus accepter n’importe quoi.
Rendez-vous à partir du lundi 3 mai Place
du Parlement à 10 h et à 18 h
Pour nous réapproprier la parole et l’espace public !
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Les autres rendez vous du lundi 3 mai :
Paris : 11h, place de la République, terre-plein central
Brest : 14h, rassemblement place de la liberté et départ pour action
Montpellier : 10h, Maison des chômeurs et citoyens solidaires, 4 rue Levat
Bruxelles, 10h, ONEm, 60 bld de Charlero
Se joignent à l’appel a la grève à partir du 3 mai : le comité CGT des chômeurs rebelles de Lorient, Les CAFards de Montreuil, la Coordination des intermittents et précaires (idf), le Mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes, le Collectif précaires de Tours, le Collectif brestois en marche contre l’injustice sociale, le Comité contre le harcèlement des institutions totalitaires de Nantes, le Comité pour une Répartition Equitable de l’Emploi et des Revenus à Montpellier, des chômeurs et chômeuses à Bruxelles, ...
Contact: collectifdu3mai/at/gmail.com
(Suite)APPEL AUX PRECAIRES Faisons du 3 mai le début d’une lutte prolongée !
Nous livrons des pizzas, distribuons des journaux, remplissons les boîtes aux lettres de publicité, faisons
la plonge, des colos, du soutien scolaire, poinçonnons des tickets, informons les usagers des transports,
répondons au téléphone… Et bien d’autres choses encore. Entre temps, nous pointons à Pôle Emploi, à la CAF,
au CCAS, à la mission locale ; nous cherchons vaille que vaille à suivre un cursus, une formation, une promesse
d’échappatoire au « petit boulot alimentaire » qui souvent rythme notre quotidien. Ayant à faire « nos
preuves », il est « tout naturel » que nous en venions à travailler gratuitement : stages, évaluation en milieu de
travail…
On nous dit que le travail, même le plus dégradé, est un bienfait en soi, que ça nous met le pied à
l’étrier, que ça n’est qu’un début… Mais avons-nous vraiment le choix ? Avons-nous les moyens de
construire dès maintenant notre vie telle que nous le souhaitons ? Avons-nous les moyens d’inventer
collectivement des formes de travail épanouissantes, qui aient du sens, qui soient utiles et nous rendent plus
libres ? (Suite)
Appel de la coordination des collectifs de chômeurs et précaires : Tous en grève lundi 3 mai !
Une coordination nationale, réunissant à Paris le 3 avril des chômeurs et précaires de
Paris, Montreuil, Rennes, Nantes, Angers, Tours, s’est engagée à relayer l’initiative de
la coordination régionale de Bretagne appelant, dès le 3 mai, à une mobilisation de
tous ceux qui sont touchés par les mesures actuelles concernant la gestion du chômage
et de la précarité. (Suite)
Thèses sur la grève des chômeurs et précaires
Un texte pour appuyer l'appel à l'action des chômeurs et précaires à partir du 3 mai
Plaidoyer pour une coordination politique des gestes de désaffection envers l’économie(Suite)
I Travail vivant, chômeurs et précaires
1-
La grève des chômeurs et précaires n’est autre qu’un processus politique d’émancipation du travail vivant, la construction d’une rupture politique entre coopération et commandement capitaliste. Le travail vivant est l’activité créatrice de richesses, de liens, de commun en tant que s’inscrivant à même la vie, elle configure les formes de vie des hommes. Le travail vivant vérifie l’égalité des êtres parlants, attestée par le caractère immédiatement commun, transindividuel de l’intelligence. Cependant, le travail vivant ne s’actualise jamais que dans des formes singulières et instituées d’organisation. Ces formes ont pour fonction de solliciter le travail vivant dans le cadre d’une répartition instituée des pouvoirs et de la richesse. La sollicitation va donc de pair avec un assujettissement qui contredit, contrarie l’égalité des intelligences en la contraignant à s’exercer dans le cadre et au service de l’inégalité instituée socialement. L’émancipation, l’autonomie du travail vivant, c’est la politique elle-même, politique des classes populaires ou encore politique communiste s’opposant à la confiscation institutionnelle de la politique par l’oligarchie. Cette confiscation s’opère aujourd’hui sous la forme d’une subordination de la politique à l’économie cherchant à s’imposer comme réalité universelle, horizon historique nécessaire et clé d’interprétation ultime des rapports humains. L’économie comme politique du capital peut être envisagée comme le gouvernement des conduites qui vise à assujettir le travail vivant en lui assignant la fonction de force productive.




